jeudi 30 juin 2016

[DIY] Fabriquer de la peinture non toxique pour bébés

Toute la semaine, j'ai eu tellement de boulot que je n'ai pas beaucoup eu le temps de jouer avec ma fille.
Son papa travaille dans la restauration donc il a des horaires difficiles. De mon côté, je travaille à la maison donc je garde la petite (15 mois) en même temps et c'est parfois très compliqué de tout concilier. Elle se retrouve souvent à jouer seule de son côté pendant que je la surveille du coin de l'oeil.

J'avais donc décidé qu'aujourd'hui, je prenais un jour de repos pour le consacrer à ma chérie.

Mais voilà... Ce matin, il pleuvait. C'est rare mais cela arrive aussi de temps en temps dans le Sud... Adieu belle promenade à travers champs, plongeons dans la piscine, toboggan et pâtés de sable !

J'ai donc cherché une activité à faire à l'intérieur mais qui change un peu de l'ordinaire.

Vu l'attrait récent de ma fille pour les gribouillages sur la table du salon sur papier, j'ai eu envie de lui proposer une première activité peinture.

Oui mais voilà, je n'en avais pas chez moi et franchement, j'avais trop la flemme de me taper deux heures de voiture pour trouver de la peinture non toxique pour les bébés. Car c'était sûr qu'elle allait y goûter. Google étant mon ami, j'ai trouvé plusieurs recettes pour fabriquer ma propre peinture non toxique avec des ingrédients qu'on trouve dans les placards de la cuisine.

A vrai dire, j'ai testé plusieurs recettes et voici celle que j'ai retenue :

Ingrédients :
- 2 tasses de farine
- 1 demi tasse de sel
- 1 quart de tasse de sucre
- 2 tasses d'eau
- colorants alimentaires ou épices telles que curry, paprika, jus d'épinard, jus de betterave, ...

=> Mélanger les ingrédients secs et ensuite verser l'eau petit à petit en remuant bien pour éviter d'avoir des grumeaux.
Faire chauffer à feu doux quelques minutes pour que le mélange épaississe légèrement (sans cesser de remuer sinon il y aura encore des grumeaux à cause d'une cuisson non uniforme).
Laisser refroidir.
Diviser dans des petits pots et ajouter les colorants naturels ou alimentaires.

Et voilà !

Bon, finalement on s'est installées dehors car le temps que je prépare les peintures, le soleil était revenu.


Heureusement car Léna a trouvé ça tellement amusant, qu'après avoir goûté la peinture sur le pinceau, elle a voulu peindre avec les doigts mais aussi avec les pieds. On a donc fini l'atelier sur le sol de la terrasse plutôt que sur la table... Et sur les vêtements de maman.

Un bon coup d'éponge (pour le sol), une lessive (pour mes vêtements) et un bain (pour la petite) et tout est parti très facilement. Plus une seule trace !

Voici ses oeuvres : 




Une peinture idéale donc pour les découvertes artistiques des petits démons anges... Et elle se conserve plusieurs mois au frigo. Le top !

Pour me remercier, ma fille m'a offert ses premiers pas, pendant que je nettoyais le sol... pour venir me prendre l'éponge des mains. :-)

Melinda

mercredi 29 juin 2016

Le Colorado provençal

L'avantage de vivre dans le sud, outre la convivialité, le soleil et l'apéro, ce sont les paysages. Je me demande parfois si les gens qui ont toujours vécu ici se rendent compte de la chance qu'ils ont. Même en allant simplement faire les courses, on s'éblouit de ces étendues magnifiques, ces champs, ces montagnes...
Du coup, moi, je profite de mes jours de repos pour aller les découvrir et les explorer. C'est ainsi que je suis allée me promener à travers le Colorado. Non, je n'ai pas (encore) déménagé, il s'agit du Colorado provençal.
Situé à Rustrel, dans le Luberon, ce site semi-naturel offre à ses visiteurs des paysages insolites issus de l'exploitation des carrières d'ocre.



Une fois arrivé sur le parking, vous recevez un plan avec les trois itinéraires possibles et leur durée estimée, puis vous partez à l'aventure. Une aventure balisée, mais très nature. J'ai choisi l'itinéraire intermédiaire, la promenade de deux heures. Bon, ce que je n'avais pas compris, c'est qu'il est plus court que le premier car au lieu de vous faire monter doucement, petit à petit, après même pas cinq minutes de marche j'ai attaqué une côte que je n'étais pas vraiment préparée à rencontrer. Il est vrai qu'il était inscrit sur le plan "dénivelé important"... Ils ne mentaient pas!
L'effort valait franchement la peine. Les paysages sont époustouflants et le nom de "Colorado provençal" très bien choisi. Pendant quelques instants j'ai pensé enlevé mes chaussures et courir pieds nus en chantant "l'air du vent". L'âme de petite indienne qui sommeille en moi a été comblée.
Vers la fin de la ballade, les chemins des trois itinéraires se croisent pour se retrouver au "Sahara", une plaine entourée de montagnes d'ocres, des couleurs flamboyantes où qu'on tourne la tête.


A la sortie du Sahara, on se dirige doucement vers le parking. Voire très doucement pour certaines... Arrivée à l'aqueduc, signalé sur le plan,  j'ai pris à gauche. Je ne voyais pas les balises, et je me disais que ça me semblait plus logique. C'est une fois que j'ai réalisé que je me trouvais dans le lit de la rivière que ça m'a semblé nettement moins logique. Pour ma défense je suis le fruit d'une maman n'ayant absolument aucun sens de l'orientation. Et comme je suis aussi celui d'un papa extrêmement borné, j'ai malgré tout continué, me disant que sur le plan, la rivière et le parking se rejoignaient de toute façon. Mmh... C'est là que j'ai pensé à ce que disait toujours mon père lorsqu'il nous "perdait" ("mais non nous ne sommes pas perdus enfin") lors d'un voyage, et que seule, tout haut (dans le lit d'une rivière, hors des chemins balisés, faut dire qu'on ne rencontre pas grand monde), j'ai répété : "au moins, tous les touristes ne passent pas par là".

J'ai finalement renoncé et rebroussé chemin. Parce que bon, soyons réalistes, j'avais quand même une chance sur deux de partir dans le mauvais sens de la rivière. Bon, soyons honnêtes, c'est même exactement ce que j'étais en train de faire. J'ai donc finalement fait une plus longue promenade que prévu, mais personnalisée. J'ai aussi appris que je n'étais pas la seule à m'être perdue à cet endroit, et même que ça arrivait relativement souvent. Comme quoi, je ne suis peut-être pas si mauvaise que ça.
Malgré ma petite échappée belle dans la rivière et le nettoyage obligatoire des chaussures en rentrant (qui bizarrement n'ont pas apprécié mon petit ajout personnel à la promenade), j'ai passé un très bon moment, j'ai été émerveillée et éblouie. C'était splendide. Et si vous avez l'occasion de passer par là, je vous recommande vivement de faire une halte pour découvrir le Colorado provençal. Prenez juste garde à l'aqueduc, partez à droite. Si pas, vous pourrez vous dire qu'au moins, tous les touristes ne passent pas par là...

Aurélie.

mardi 21 juin 2016

Faites de la musique

...pour célébrer l'arrivée de l'été !

Bonne soirée et bonne fête de la musique à tous !

Melinda

lundi 20 juin 2016

Solstice et Lune Rose

Cela fait 50 ans que ces deux événements ne s'étaient plus produits le même jour. 

Cette nuit, plus précisément à 00h34, heure française, marquera le solstice d'été. Le jour le plus long de l'année et le changement de saison. Voilà enfin l'été ! (Car ces derniers jours, vu la météo, on se serait plutôt cru en automne... Bonjour la morosité !)

Et cela coïncidera avec la pleine lune. Mais pas n'importe laquelle... Ce soir, la lune revêtira une jolie couleur rougeâtre à orangée, la Lune Rose.

Pourquoi cette couleur ? A cause de la position de la lune, qui sera très prés de l'horizon. Pour l'atteindre, les rayons du soleil traverseront une couche plus épaisse de l'atmosphère, qui diffuse le spectre bleu de ces rayons. Seul leur spectre rouge arrivera donc jusqu'à la lune.

La Lune Rose sera visible depuis l'hémisphère Nord. Prenez le temps de la contempler, si le ciel n'est pas trop nuageux, et faites-nous de jolies photos.
Il faudra attendre 2062 pour que ces deux phénomènes apparaissent à nouveau en même temps.


Melinda

Tu sais que tu vis dans un coin reculé quand...

... quand, pour faire des travaux sur la ligne, ERDF est obligé d'utiliser un hélicoptère pour acheminer les nouveaux poteaux électriques.

Donc, ce matin, j'étais en train de jouer avec ma fille dans le jardin quand tout à coup, j'entends le bruit d'un gros moteur... Sachant qu'habituellement, une seule voiture passe par jour (la factrice), cela attire forcément mon attention. Imaginez mon étonnement quand je vois un hélicoptère survolant la colline !
Ce fut le début d'un ballet de va-et-vient pour apporter le matériel pour les travaux prévus la semaine prochaine.
Je me demande si les ouvriers seront parachutés...
(Oui, je sais, je suis facilement impressionnable. Excusez-moi.)

Melinda

dimanche 19 juin 2016

Bonne fête des pères !

Ou du moins, bonne fête aux papas français ! Car les papas belges ont déjà été fêtés dimanche passé... Oui, nous sommes toujours en avance en Belgique, que voulez-vous ? (On ri-go-le ! ... Quoique...)


 Nous vous souhaitons de profiter d'une belle journée en famille, ou d'avoir une petite pensée pour votre papa si vous êtes loin de lui aujourd'hui.
(Les nôtres prennent l'apéro au Paradis en trinquant à notre santé et en rigolant de nous, nous en sommes certaines.)

Voici une petite photo des biscuits que mon beau-fils a réalisés hier pour le papa de ma fille, d'après une recette trouvée sur Pandacraft, le site référence pour trouver des idées d'activités pour les enfants.
Ces biscuits sont rapides et faciles à faire. Par contre, on a ajouté un œuf à la recette car sinon, la pâte était trop friable et on a eu de quoi faire des sablés ronds à l'emporte-pièce avec la quantité de pâte supplémentaire. (Ha et aussi... Ne laissez pas les P trop cuire... Hum... Oups !)
Idéal pour tremper dans les quarante-douze cafés que Papa boit par jour.

Melinda

Passe prendre l'apéro


Dans la série des petits changements et grandes adaptations, il est de notre devoir de citer le célèbre, l’incontournable, apéro du Sud. Pour les personnes qui vivent ici, rien de plus banal, mais pour les deux petites nordistes que nous sommes, ce fut une découverte.
Oui, parce que l’apéro, dans le Sud, ce n’est pas un apéritif, c’est un concept !
Le mot apéritif, du latin aperire, « ouvrir », signifie donc « qui ouvre l’appétit ». Oui… Mais non, en fait.
Alors que l’apéritif se prend en fin de matinée ou en début de soirée, juste avant le repas, l’apéro lui se prend à tout moment de la journée, et remplace le repas. Oui, oui, remplace.

Pour commencer : l’invitation. Bon, en réalité, tout le monde est invité. D’ailleurs on vous rirait presque au nez quand vous demandez l’air gêné si vous pouvez venir avec une amie, on vous précise du coup que Machin vient bien lui aussi avec des collègues. Comment ça, « lui aussi » ? Vous ne venez pas avec une collègue mais avec une amie. C’est alors que vous pensez que Machin viendra prendre l’apéro à la sortie du boulot, que vous vous embarquez donc dans une discussion sur « oh que font-ils comme travail » et que votre interlocuteur pense que vous avez changé de sujet de conversation. Il en reviendra finalement à parler de votre collègue, dont vous préciserez qu’elle n’est pas votre collègue mais votre amie. Sauf que Machin, son collègue, ça veut dire son copain, son pote… Quand on vous aura tout dit…

Bref, vous voilà donc invité. Un peu comme dans les séries américaines. Vous savez, quand ils se téléphonent, se disent « et si on dînait ensemble demain ? » et raccrochent ensuite. Bon, c’est le village, tout le monde sait où vit tout le monde, et même si vous, vous ne le savez pas encore, absolument tous les autres peuvent vous renseigner. Pour l’heure par contre… « A l’heure de l’apéro »… Bien, bien. Il vous faudra faire avec ça, car même si vous insistez, vous obtiendrez une fourchette tellement large que vous ne serez pas plus avancé.

C’est donc ainsi que nous sommes parties prendre notre premier apéro. Sans savoir exactement quelle sonnette actionner (« c’est un appartement dans le bâtiment là-bas », « bah faut pas sonner, on entre »), sans savoir si nous étions en avance ou en retard, et, point crucial : le ventre vide. Parce que naïvement, on pensait venir prendre l’apéritif, et ensuite rentrer manger. Vous savez, « qui ouvre l’appétit ». Ce que nous n’avions pas encore compris, c’est que nous n’étions pas venues prendre l’apéritif, mais l’apéro. Là où nous pensions rester une petite heure, nous avons passé la soirée, nos pâtes nous ont gentiment attendues au frigo et nous nous sommes jetées sur les chips et petits biscuits. Et alors que nous envisagions une soirée tranquille, il faut bien l’avouer, quelques verres sur un ventre vide criant famine, nous avons fini un peu joyeuses. Il n’y a pas à dire, dans le Sud, on sait recevoir ! Santé !

Aurélie